UR 0004 P3F | Unité de recherche pluridisciplinaire prairies et plantes fourragères

Responsable de la structure

Secrétariat

RNSR

197517798J

Contact

  • Site web

Adresse

INRAE - LUSIGNAN
150 ROUTE LE CHENE
86600 LUSIGNAN

Centre

Nom du centre
Centre de recherche Nouvelle-Aquitaine-Poitiers

Départements co-pilotes

Présentation détaillée

Complément d'adresse :
INRAE - Le Chêne - RD 150 - CS 80006 - 86600 LUSIGNAN
Missions :
L'Unité de Recherche Pluridisciplinaire Prairies et Plantes Fourragères (UR P3F) conduit des recherches sur le fonctionnement et l’amélioration des prairies semées aux contraintes de milieu. Les recherches portent plus particulièrement sur la génétique, la sélection et l’écophysiologie de la végétation de ces prairies semées. Les objectifs scientifiques généraux sont : 
  • d’analyser et de modéliser les processus écophysiologiques et génétiques impliqués dans le fonctionnement et l’adaptation des peuplements prairiaux hétérogènes génétiquement et en espèces aux contraintes de milieu et aux modalités d’exploitation (diversité génétique intra- et inter-spécifique, compétition pour les ressources, facilitation, plasticité morphologique et fonctionnelle, sélection, mortalité, évolution génétique) ;   
  • de comprendre comment, à travers ces processus, les conditions de milieu et la diversité génétique semée conditionnent à la fois la valeur agronomique (productivité, valeur alimentaire), son maintien dans le temps (la pérennité), et les flux (C, N, eau) entre la végétation et son environnement sol-atmosphère (impacts environnementaux). 

Les objectifs finalisés sont d’améliorer, à travers le choix des structures génétiques semées et des pratiques de gestion, la valeur agronomique, la pérennité et les impacts environnementaux des prairies semées, dans un objectif d’économie d’intrants, notamment à travers une meilleure valorisation des légumineuses, pures ou associées, et dans un contexte d’évolution climatique. Les espèces considérées sont principalement la fétuque élevée, le ray-grass anglais, le dactyle et la luzerne. Des recherches sur les déterminants génétiques de la valeur alimentaire du maïs fourrage sont également conduites. 
L’Unité de Recherche est le centre national de ressources génétiques pour les espèces fourragères et à gazon. (labellisé IBISA)
Moyens :
Les moyens techniques de l'unité de l'unité incluent notamment : 
  • un laboratoire de biochimie dédié à l’évaluation de la valeur alimentaire de fourrages et de la composition de mélanges prairiaux, par analyse chimique directe et par mesure indirecte (spectrométrie proche infra-rouge), et à l’évaluation de la composition élémentaire et isotopique C et N, sur échantillons secs et échantillons liquides ; 
  • un laboratoire de biotechnologies pour le marquage moléculaire à moyen débit (extraction d’ADN, génotypage par marqueurs PCR, codage des données issues des plateformes haut débit), et pour de la cytogénétique et histologie (cytométrie de flux pour la mesure de la ploïdie, microscopie pour le comptage chromosomique et l’hybridation in situ, coupes et histologies d’organes végétaux) ; 
  • des chambres froides dédiées à la conservation des semences ; 
  • des dispositifs d’expérimentation en serres et en chambres climatisées ;   
  • des dispositifs d’expérimentation de terrain (parcelles, pépinière, installations techniques de traitement d’échantillons), gérés en commun avec l’Unité Expérimentale Fourrages Environnement (UEFE)
Collaborations :
L’unité UR P3F développe des collaborations académiques françaises et internationales dans différents domaines scientifiques : 
  • plantes virtuelles et modèles structure-fonction (plateforme OpenAlea, Montpellier ; Université de Calgary, Canada),  
  • génétique des populations et des communautés (UMR Biogeco ; GDR "ComEvol »),  
  • génomique (UMR LIPM, Université de Toulouse ; plate-formes de génotypage et de séquençage INRAE),  
  • biogéochimie isotopique (UMR Bioemco, Université Paris VI- ENS ; Université Technique de Munich),  
  •  génétique et de écophysiologie des espèces fourragères et des légumineuses (ILVO, Université de Gand, Belgique ; UMR System, INRAE-ENSA Montpellier ; UMR LEG, INRAE Dijon ; UMR EVA, INRAE-Université de Caen ; IBERS – Bangor/Aberystwyth, Royaume Uni),  
  • iochimie des parois (unités INRAE) et de l’histologie et de la biologie moléculaire (CNRS- UPS Toulouse) pour les travaux sur le maïs fourrage. 
L’unité est impliquée dans deux conventions de Plateforme Technique d’Innovation Variétale locale (PTIV) avec des entreprises de sélection variétale. Ces conventions portent sur l’amélioration génétique des espèces fourragères et à gazon et recouvrent à la fois l’échange d’expertise et le partage d’outils. 
Plus largement, l’unité développe également un partenariat socio-économique actif avec la filière semences, notamment à travers des projets « Contrats de branche » avec des entreprises privées de la sélection végétale et le Ministère MAP. Les chercheurs de l’Unité jouent un rôle actif d’expertise dans le domaine des prairies et plantes fourragères et vis-à-vis de l’inter-profession de cette filière. Ils participent notamment à l’expertise CTPS dans le cadre la section "Plantes Fourragères et à gazon". Ils apportent également leur expertise scientifique dans le cadre de plusieurs associations d’industriels des produits fourragers ou de promotion des innovations techniques en production fourragère : 
  • ACVF (Association des Créateurs de Variétés Fourragères) qui regroupe les principaux semenciers français dans le domaine de la sélection des espèces fourragères et à gazon, 
  • AFPF (Association pour la Production Fourragère), 
  • Coop de France Déshydratation. 

L’Unité poursuit une stratégie active d’investissement dans la mise en place, dans le pilotage et dans la contribution à l’enseignement de deux master complémentaires :  
  • le Master Biovigpa, M2R du domaine des sciences du végétal (génétique, physiologie, pathologie, écophysiologie, agronomie), rattaché aux universités du « Grand-Ouest »; 
  • le Master Ecologie et Biologie des Populations rattaché à l’Université de Poitiers.