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Épidémiologie, gestion des risques sanitaires dans les agrosystèmes tropicaux
(ACR)
- Mot(s) clé(s) :
Objet d'étude : begomovirus, bemisia, colletotrichum, cucurbitaceae, cucurbitacee, fusarium, igname, pathogène, ravageur, tomate
Question sociétale et finalité, contexte : réduction de pesticides
Démarche, discipline : Gestion des risques
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Objet d'étude : begomovirus, bemisia, colletotrichum, cucurbitaceae, cucurbitacee, fusarium, igname, pathogène, ravageur, tomate
Question sociétale et finalité, contexte : réduction de pesticides
Démarche, discipline : Gestion des risques
Echelle d'étude : agrosystème
Dispositif technique et méthode d'étude : analyse statistique, caractérisation moléculaire, itinéraire technique, modélisation, protection intégrée, statistique
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- Description détaillée :
En milieu tropical humide, les conditions climatiques sont favorables au développement des plantes Afficher la suite
En milieu tropical humide, les conditions climatiques sont favorables au développement des plantes originaires de latitudes diverses, mais également à leurs bioagresseurs et auxiliaires dont le développement est possible pratiquement toute l'année. En réponse aux situations jugées à problèmes, les thématiques de l'URPV ont pendant longtemps concerné principalement les interactions entre des génotypes et un bioagresseur, le plus souvent sur une espèce cultivée. Cela s'est traduit par des actions de recherche ciblées sur la caractérisation biologique et moléculaire de bioagresseurs, la lutte biologique ou culturale et la résistance des plantes aux bioagresseurs. La mise au point de procédés durables de contrôle des maladies et ravageurs doit nécessairement être plus intégrative en prenant en compte simultanément les différents moyens utilisables tout en respectant les équilibres naturels. Cette notion de gestion des équilibres nécessite une bonne connaissance des composants de l'écosystème (climats, sols, plantes, pathogènes, ravageurs, organismes utiles ou antagonistes) et de leurs interactions. L'enjeu de la thématique est d'arriver à un changement d'échelle, et d'envisager la protection des cultures sous l'angle des sytèmes de culture. Par une meilleure connaissance des interactions entre les facteurs du milieu et le développement des populations de bioagresseurs et auxiliaires, on pourra proposer et évaluer des méthodes de protection intégrée adaptées et adaptables. Unité Agropedoclimatique (APC), INRA Rennes, INA-PG, CIRAD-3P, NRIIgname / Colletotrichum.
Après avoir identifié les sources d'inoculum et les facteurs de développement de la maladie (OE1), les modes de colonisation de la plante et de la parcelle par la maladie seront décrits. L'impact sur le rendement et la qualité des tubercules semences sera évalué. Les retombées seront la définition d'un seuil de nuisibilité, la mise au point de systèmes d'avertissement agricole, et la définition d'itinéraires techniques (critères de choix de la variété et de la date de plantation) (OE3).

Systèmes maraîchers / Bemisia / Begomovirus.
La stratégie est de travailler i) à l'échelle du pathosystème Bemisia/Begomovirus/Tomate, et ii) à l'échelle du système maraîcher cucurbitacées-solanées. Pour le vecteur Bemisia tabaci, nous avons identifié les paramètres abiotiques déterminants sur les niveaux de population (OE1) ; la phase de modélisation (OE2) est en cours en Guadeloupe où les conditions agroenvironnementales sont variées. Ces modèles seront évalués dans d'autres écosystèmes tropicaux (la Réunion, partenariat CIRAD-3P). Pour les begomovirus, OE1 est partiellement atteint, et les parties modélisation (OE2) et construction de méthodes de lutte intégrée (OE3) seront réalisées dans le cadre d'un projet européen (INCO, partenariat NRI). L'approche de protection intégrée en systèmes maraîchers cucurbitacées-solanées sera conduite en partenariat avec l'APC-Guadeloupe. Après la phase de modélisation (OE2), des systèmes seront évalués expérimentalement (OE3). Les retombées seront des recommandations pour encourager les sites favorables aux auxiliaires, limiter les transferts d'insectes et/ou de virus entre parcelles, créer au niveau de la parcelle des conditions limitant le développement et l'impact de la maladie. A l'échelle du bassin de production, une réflexion sera engagée pour la gestion des sites de réservoir et la conception d'agencements parcellaires limitant les transferts.

Bioagresseurs et organismes favorables telluriques.
Les champignons et les nématodes sont les principaux organismes phytopathogènes rencontrés dans le sol en milieu tropical. Ils y coexistent avec de nombreuses espèces saprophytes, utiles ou bénéfiques. On fait l'hypothèse que le phénomène maladif pouvant aboutir jusqu'à l'usure biologique de l'agrosystème est la résultante d'un déséquilibre, en faveur des pathogènes. Avec ce modèle, il s'agit d'abord de construire des outils de diagnostic de l'état sanitaire des cultures. Cette construction passe par deux étapes complémentaires : la caractérisation des bioagresseurs et le suivi de leur évolution au cours du temps (chez les nématodes parasites d'insectes et phytophages) et l'appréciation de la nuisibilité de complexes parasitaires en interaction grâce à la mise au point d'indicateurs biologiques de l'état du pathosystème souterrain (OE1). Des données sont déjà disponibles sur certains organismes (nématodes et champignons) et pourront être exploitées pour rechercher les équilibres entre organismes phytophages et non-pathogènes qui sont associés à des situations de mauvaise croissance des cultures (OE2). Puis, une validation expérimentale des équilibres décrits pourra être conduite, principalement sur le modèle Dioscorea alata et le rapport F. solani/ /F. oxysporum. Parallèlement, les relations entre un ou plusieurs éléments de l'environnement physico-chimique du sol et la gravité des attaques parasitaires sur le système souterrain des plantes seront décrites, en se focalisant sur les aspects de fertilisation (OE1). Dans ce cadre, l'effet des plantes de service et de l'amendement organique du sol avec des composts sera étudié. Les retombées concerneront les méthodes de diagnostic d'organismes bioagresseurs et utiles et de l'état des pathosystèmes. Elles doivent aussi permettre de construire des stratégies de protection intégrée contribuant, en partenariat avec la profession agricole (approche GRED ), à l'émergence des nouveaux agroécosystèmes durables non ou peu polluants.
L' objectif commun de cette activité est de maîtriser les interactions entre génotypes et bioagresseurs dans les systèmes de culture, en zone tropicale humide. Les objectifs plus spécifiques sont :
OE1 - Rechercher les facteurs-clés du développement des épidémies ou des populations de bioagresseurs et auxiliaires.
OE2 - Construire des modèles de développement des épidémies et pullulations selon les paramètres écologiques du milieu, et les conditions agroenvironnementales à la parcelle, afin de prévoir les situations à risque.
OE3 - Construire et évaluer des méthodes de protection intégrée.
Selon les modèles étudiés, le niveau d'approche et la stratégie diffèreront.
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- Champs de rattachement :
 

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