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Stratégies de protection du pommier vis-à-vis de la tavelure
(ACR)
- Mot(s) clé(s) :
Objet d'étude : malus domestica, venturia inaequalis
Dispositif technique et méthode d'étude : lutte chimique, mélange variétal, prophylaxie, protection intégrée
Phénomène, processus et fonction : résistance partielle
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Objet d'étude : malus domestica, venturia inaequalis
Dispositif technique et méthode d'étude : lutte chimique, mélange variétal, prophylaxie, protection intégrée
Phénomène, processus et fonction : résistance partielle
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- Description détaillée :
La démarche adoptée est dans un premier temps expérimentale. Elle vise à associer des méthodes dont Afficher la suite
La démarche adoptée est dans un premier temps expérimentale. Elle vise à associer des méthodes dont l'efficacité partielle a déjà été prouvée séparément dans des vergers expérimentaux dont la conduite se rapprochera le plus possible de vergers commerciaux. L'influence des différentes méthodes testées sera estimée sur les épidémies de V. inaequalis et sur l'impact de la maladie sur la récolte, au cours d'essais pluriannuels. Grâce aux collaborations établies, il sera possible d'étudier l'influence des dispositifs mis en place sur d'autres bioagresseurs du pommier. Le contexte scientifique est celui des équipes SPE et GAP de l'INRA d'Angers travaillant depuis longtemps sur la durabilité de la résistance du pommier à la tavelure. Il s'agit d'intégrer les connaissances issues des travaux précédents et en cours au niveau de l'équipe concernant les résistances variétales totales et partielles, le contournement, la variabilité du pouvoir pathogène, la génétique des populations, pour l'élaboration de stratégies de lutte innovantes contre la maladie, sans oublier l'apport d'autres équipes travaillant sur des thématiques analogues au niveau international avec lesquelles la collaboration pourra être accrue.Cette action s'appuie sur des collaborations déjà établies entre équipes de recherches et Unités Expérimentales. Durée prévue : 5 ans minimum
Etapes : pour les trois premières années, deux types d'expérimentations sont prévues
- La première concerne la résistance partielle du pommier à la tavelure, et les stratégies d'association de cette résistance avec d'autres méthodes de lutte ;
- La deuxième concerne l'itinéraire technique permettant de prolonger la durabilité de la résistance d'une variété contournée en présence de souches virulentes . L'enjeu socio-économique est important, dans un contexte où les variétés de pommier actuellement disponibles et résistantes à la maladie sont contournées (résistance monogénique conférée par le gène Vf), et où la lutte chimique employée intensivement connaît des échecs répétés. L'intégration de différentes méthodes de lutte à efficacité partielle pourrait constituer la seule alternative possible dans les prochaines années. De ce fait, l'acceptation de ces méthodes, plus difficiles à mettre en oeuvre que la lutte chimique systématique, pourrait être meilleure. INRA Avignon : UERI, Domaine de Gotheron
INRA Angers : UMR GenHort, UE Bois l'Abbé-La RétuzièreLa tavelure reste la maladie la plus redoutée en vergers de pommiers. Malgré d'énormes progrès dans la connaissance du cycle et de l'épidémiologie de V. inaequalis, malgré le développement de logiciels de prévision des risques et des projections d'ascospores, la lutte contre la tavelure reste difficile. Tout fruit tavelé étant écarté, le niveau de tolérance vis-à-vis de cette maladie est très bas. La protection des variétés actuellement les plus cultivées, majoritairement sensibles, est essentiellement assurée par une lutte chimique intense. Quinze à 20 traitements fongicides peuvent être nécessaires pour protéger le verger contre la maladie. Cette protection chimique intense interpelle quant à son impact potentiel sur l'environnement et la santé humaine. De plus, elle exerce une forte pression de sélection sur les populations du champignon pathogène, pouvant aboutir à l'émergence de phénomènes de résistance. Globalement, son efficacité n'est pas sans faille et de nombreux échecs ont été enregistrés depuis quelques années. Tous ces éléments font que le raisonnement de la lutte contre la tavelure devient un enjeu majeur de la protection du verger de pommiers.
Il existe des moyens alternatifs à la lutte chimique, permettant de réduire les épidémies de V. inaequalis. Les connaissances acquises par différentes équipes mettent en évidence l'importance de la sensibilité variétale, et l'intérêt de la mise en oeuvre de mesures prophylactiques, de diversification variétale, ou de la lutte biologique. Cependant, le manque de données concernant l'intégration de ces méthodes à efficacité partielle dans un schéma global de raisonnement de la lutte contre la maladie reste un obstacle majeur à leur application. L'objectif à moyen terme de ce projet est donc de proposer une méthode de lutte contre la maladie intégrant ces différentes composantes à efficacité partielle et une lutte chimique appliquée avec modération et intégrant une stratégie anti-résistance. Action émergente, pas de résultats acquis.
Cependant, ce projet prend en compte les résultats acquis précédemment au sein de l'UMR PaVé concernant :
- l'expression des résistances partielles, les mélanges variétaux ;
- l'association mélanges variétaux/lutte chimique allégée. Les recherches visent à construire, à évaluer et à intégrer des stratégies de protection vis-à-vis de la tavelure du pommier en prenant en compte des méthodes à efficacité partielle : résistance variétale partielle, mélanges variétaux, méthodes prophylactiques, lutte chimique allégée, puis à évaluer leur intégration dans une démarche de protection du verger contre tous les bioagresseurs. Réduire

- Champs de rattachement :
 

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